Élections législatives Maroc 2026 (Chambre des représentants) — Résultats en direct
Les résultats en direct apparaîtront ici dès le début du dépouillement, le jour du scrutin. Cette page se met à jour automatiquement.
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Le Maroc vote le 23 septembre 2026
Le Maroc doit tenir des élections législatives le 23 septembre 2026 pour renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants (Majlis al-Nouwab), la chambre basse élue au suffrage direct. Le scrutin mesurera le bilan du gouvernement dirigé par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch et son Rassemblement national des indépendants (RNI), arrivé au pouvoir en 2021. Il se déroule dans un cadre constitutionnel particulier, où un parlement et un gouvernement élus partagent le pouvoir avec une monarchie qui conserve une autorité décisive sur les affaires stratégiques.
La monarchie et le système politique
Comprendre une élection marocaine suppose de comprendre la place centrale de la monarchie. La Constitution de 2011, adoptée pendant le « printemps arabe » après les manifestations du Mouvement du 20 février, a transféré une partie des pouvoirs du roi : il doit désormais nommer le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête, et le gouvernement élu dispose d’une autorité accrue sur la conduite quotidienne des affaires. Le roi Mohammed VI demeure néanmoins la figure dominante. Il préside le Conseil des ministres et conserve la haute main sur le religieux, en sa qualité de Commandeur des croyants, ainsi que sur la sécurité, l’armée et la politique étrangère. L’appareil d’État au sens large, souvent désigné par le terme makhzen, exerce une influence considérable sur la vie politique.
Les élections marocaines déterminent donc qui gère la politique économique et sociale et qui compose le gouvernement, plus que l’orientation générale du pays. Cela façonne des campagnes centrées sur la compétence et l’action locale, et contribue à expliquer une participation durablement modeste, une partie des électeurs s’interrogeant sur ce que le vote change réellement.
Le mode de scrutin
La Chambre des représentants est élue à la représentation proportionnelle sur deux niveaux. Sur les 395 sièges, 305 sont pourvus dans 92 circonscriptions locales plurinominales et 90 autres dans douze circonscriptions régionales, sur des listes réservées afin de favoriser la représentation des femmes et des jeunes candidats. Les sièges sont répartis selon la méthode du plus fort reste, et les listes doivent réserver au moins un tiers des places aux femmes.
Une réforme électorale controversée adoptée en 2021 a modifié le calcul du quotient électoral, désormais fondé sur le nombre d’électeurs inscrits et non sur le nombre de suffrages exprimés. Ce changement défavorise mécaniquement les grandes formations et disperse les sièges entre un plus grand nombre de petits partis ; le seuil électoral en vigueur auparavant s’en trouve de fait supprimé. Le scrutin est organisé sous la supervision du ministère de l’Intérieur.
Le paysage politique
Le Maroc connaît un système multipartite fragmenté dans lequel aucun parti n’approche la majorité : les gouvernements sont toujours des coalitions. Les principales forces sont le RNI, libéral et proche des milieux d’affaires ; le Parti authenticité et modernité (PAM), fondé par un proche du palais ; l’Istiqlal, parti nationaliste historique ; l’USFP social-démocrate ; le Mouvement populaire (MP), centriste ; le PPS, ancien parti communiste ; et le Parti de la justice et du développement (PJD), islamiste, qui a dirigé le gouvernement de 2011 à 2021 avant un effondrement spectaculaire. Le gouvernement actuel réunit le RNI, le PAM et l’Istiqlal. Parce que la monarchie fixe les grandes orientations, les campagnes portent surtout sur la gestion économique, les services publics et le développement local.
Le scrutin de 2021
Les élections de septembre 2021 ont produit un séisme politique : le PJD, arrivé en tête des deux scrutins précédents et détenteur de la primature pendant une décennie, est tombé de 125 à 13 sièges, tandis que le RNI prenait la première place et formait le gouvernement sous la direction d’Aziz Akhannouch. Le RNI a obtenu 102 sièges, le PAM 87, l’Istiqlal 81, l’USFP 34, le Mouvement populaire 28, le PPS 22, l’Union constitutionnelle 18 et le PJD 13. Les sièges restants se sont répartis entre de plus petites formations, dont le MDS et le FFD. Une majorité de gouvernement suppose 198 des 395 sièges. La participation s’est établie autour de 50 %.
Ce qu’il faut suivre en 2026
Les questions principales sont de savoir si le RNI peut conserver la première place et reconduire sa coalition, si le PJD récupère une partie du terrain perdu en 2021, et comment les électeurs jugent l’action du gouvernement en matière de coût de la vie, de pénurie d’eau et de sécheresse, de réforme de la santé et de l’éducation, ainsi que la préparation de la Coupe du monde de football 2030, que le Maroc coorganise. La participation, environ 50 % en 2021, constitue en elle-même un indicateur suivi de près de l’adhésion au processus politique formel.
La géographie électorale marocaine mêle clivage urbain-rural et réseaux de notables. Le RNI et le PAM s’appuient largement sur des bastions ruraux et provinciaux et sur des candidats localement influents, l’Istiqlal conserve des racines urbaines anciennes, et la force du PJD se concentrait dans les grandes villes — Casablanca, Rabat, Salé, Tanger et Fès — où son effondrement de 2021 a été le plus visible.
Ce que cette page affichera
Les résultats officiels apparaîtront ici au fur et à mesure de leur publication, avec la répartition des sièges et la participation, chaque chiffre étant accompagné de la part du dépouillement sur laquelle il repose. Aucun sondage sortie des urnes ni aucune projection n’est publié sur cette page, et aucun vainqueur n’est désigné avant que le décompte ne l’ait établi. Les chiffres proviennent du ministère de l’Intérieur, qui organise le scrutin et en publie les résultats.
Questions fréquentes
Quand ont lieu les élections législatives marocaines de 2026 ?
Le 23 septembre 2026. Les électeurs renouvellent les 395 sièges de la Chambre des représentants, la chambre basse élue au suffrage direct, pour un mandat de cinq ans.
Comment fonctionne le mode de scrutin marocain ?
Une représentation proportionnelle à deux niveaux. 305 sièges sont pourvus dans 92 circonscriptions locales plurinominales et 90 dans douze circonscriptions régionales, sur des listes réservées aux femmes et aux jeunes candidats. Les sièges sont répartis au plus fort reste, et un tiers au moins des places sur les listes revient aux femmes.
Qui gouverne le Maroc aujourd’hui ?
Une coalition réunissant le RNI, le PAM et l’Istiqlal, dirigée par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch depuis 2021. Le roi Mohammed VI nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête, préside le Conseil des ministres et conserve l’autorité sur le religieux, la sécurité, l’armée et la politique étrangère.
Qu est-il arrivé au PJD islamiste ?
Il a dirigé le gouvernement de 2011 à 2021, puis s’est effondré lors du scrutin de septembre 2021, passant de 125 à 13 sièges. Savoir s’il récupère une partie de ce terrain est l’une des questions du scrutin de 2026.
Qu est-ce que la réforme du quotient électoral a changé ?
La réforme de 2021 calcule le quotient électoral à partir du nombre d’électeurs inscrits et non des suffrages exprimés. Elle défavorise mécaniquement les grandes formations, disperse les sièges entre davantage de petits partis et supprime de fait le seuil électoral antérieur.
Quand les résultats seront-ils disponibles ?
Les résultats officiels sont publiés par le ministère de l’Intérieur après la fermeture des bureaux de vote et apparaissent sur cette page au fur et à mesure, avec la part du dépouillement sur laquelle chaque chiffre repose. Aucune projection n’est publiée ici.
Compiled and reviewed from official results by ElectioMap. See our data methodology.