Élections générales Haïti 2026 (présidentielle et législatives) — Résultats en direct
Élection présidentielle
Le président est élu au scrutin majoritaire à deux tours pour cinq ans et ne peut pas exercer deux mandats consécutifs. Le poste est vacant depuis l'assassinat de Jovenel Moïse en juillet 2021. Un second tour, fixé au 21 février 2027, suivrait si aucun candidat n'obtient la majorité absolue au 13 décembre ; les résultats définitifs sont attendus le 7 mars 2027 et l'investiture le 12 mars 2027.
Élections législatives
L'intégralité du Parlement est renouvelée : la Chambre des députés, élue dans des circonscriptions uninominales, et le Sénat, dont les membres sont élus par département. Les deux chambres utilisent le scrutin à deux tours. Le Parlement a cessé de fonctionner en janvier 2020 faute d'élections, et le Sénat s'est entièrement vidé depuis — ce scrutin le reconstitue de zéro.
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Haïti vote le 13 décembre 2026
Haïti doit tenir des élections générales le dimanche 13 décembre 2026, son premier scrutin national depuis 2016, dans le cadre d’une transition destinée à rétablir un gouvernement constitutionnel dans un pays privé de président élu et de parlement depuis des années. Les électeurs doivent pourvoir la présidence, l’ensemble des sièges de la Chambre des députés et du Sénat ainsi que les fonctions locales et municipales, le même jour. Cette page présente le scrutin présidentiel et le scrutin législatif dans deux onglets distincts, parce qu’ils obéissent à des modes de scrutin différents et seront proclamés selon des calendriers différents.
Cette date est la deuxième fixée par le Conseil électoral provisoire pour ce cycle. Le calendrier de novembre 2025, approuvé par le Conseil présidentiel de transition le 1er décembre 2025, plaçait le premier tour au 30 août 2026 et le second au 6 décembre. Le 24 juillet 2026, quelques jours après l’ouverture de l’inscription des électeurs dans neuf des dix départements — tous sauf l’Ouest, qui comprend Port-au-Prince, où l’insécurité l’a retardée au 30 juillet —, le conseil a reporté le premier tour au 13 décembre 2026, les résultats définitifs étant attendus le 7 mars 2027 et l’investiture du gouvernement le 12 mars 2027. Le calendrier reste subordonné à la sécurité : le président du conseil lui-même a indiqué que son rétablissement conditionne la tenue du premier tour.
Pourquoi Haïti n’a plus de gouvernement élu
L’effondrement institutionnel s’est construit sur plusieurs années. Les élections législatives prévues en 2019 n’ont pas eu lieu ; lorsque le mandat de la plupart des parlementaires a expiré en janvier 2020, le parlement a cessé de fonctionner et le président Jovenel Moïse a gouverné par décret. Moïse a été assassiné à sa résidence en juillet 2021, plongeant le pays dans une crise de direction. Faute de législature en état de confirmer un successeur, et les principaux magistrats de la Cour de cassation étant morts pendant la pandémie, aucun mécanisme constitutionnel ne permettait de combler le vide. Des premiers ministres par intérim ont gouverné sans mandat électoral pendant que des gangs armés étendaient leur emprise sur la capitale.
Le dispositif de transition
Début 2024, une vague d’attaques coordonnées de gangs a provoqué la démission du premier ministre de fait et une médiation régionale de la Communauté caribéenne (CARICOM). Il en est résulté un Conseil présidentiel de transition de neuf membres, installé en avril 2024, qui exerce collectivement les pouvoirs présidentiels et nomme un premier ministre par intérim. Son mandat explicite est de rétablir la sécurité, de restaurer les institutions démocratiques, d’organiser un référendum constitutionnel et de conduire des élections ramenant Haïti à l’ordre constitutionnel, la passation étant envisagée pour le début de 2027.
Les règles du jeu
Selon la Constitution de 1987, le président est élu au scrutin majoritaire à deux tours pour cinq ans et ne peut effectuer deux mandats consécutifs. Le parlement bicaméral comprend une Chambre des députés élue dans des circonscriptions à un seul siège et un Sénat dont les membres sont élus dans chacun des dix départements, également à deux tours. Les élections sont administrées par un Conseil électoral provisoire, « provisoire » parce que le conseil électoral permanent prévu par la Constitution n’a jamais été pleinement constitué. L’un des débats centraux de la transition est de savoir s’il faut amender ou remplacer la Constitution, d’où le référendum proposé parallèlement aux élections.
L’obstacle sécuritaire
La principale menace pesant sur le scrutin est l’insécurité. Des groupes armés, faiblement fédérés en coalitions, contrôlent de larges parties de Port-au-Prince et des axes routiers essentiels, ont déplacé des centaines de milliers de personnes et fermé à plusieurs reprises l’aéroport et le port principaux. Une Mission multinationale d’appui à la sécurité, dirigée par le Kenya et autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies, est déployée depuis 2024 pour aider la Police nationale d’Haïti à reprendre du terrain, mais elle souffre d’un manque de financement et d’effectifs. Organiser une élection crédible suppose d’inscrire les électeurs, de distribuer le matériel et de sécuriser des milliers de bureaux de vote dans des zones où l’autorité de l’État est contestée.
Les dernières élections, en 2016
La dernière élection présidentielle s’est tenue en novembre 2016, après l’annulation d’un scrutin contesté en 2015. Jovenel Moïse, du Parti haïtien Tèt Kale (PHTK), l’a emporté au premier tour avec environ 55,6 % des voix, pour une participation d’environ 21 %, l’une des plus faibles de l’hémisphère, reflet d’une profonde désillusion et de l’insécurité déjà présente. Les législatives de la même période ont laissé de nombreux sièges contestés ou vacants, ce qui a contribué à la paralysie parlementaire qui a suivi.
Ce qu’il faut suivre en 2026
Les questions décisives sont de savoir si la situation sécuritaire s’améliore assez pour permettre le vote, si le référendum constitutionnel a lieu et comment il redessine les institutions, et quelles figures et formations émergent pour disputer une présidence vacante depuis 2021. L’inscription des électeurs est le test immédiat : ouverte dans neuf départements le 20 juillet 2026 et dans l’Ouest le 30 juillet, elle devra atteindre une part suffisante du million de personnes déplacées pour que le scrutin de décembre soit crédible. Les bailleurs internationaux, la CARICOM et les Nations unies pèseront lourdement sur le calendrier. Ce cycle ayant déjà glissé une fois, d’août à décembre, les dates figurant sur cette page doivent être considérées comme le plan actuel du conseil et non comme une certitude.
Ce que cette page affichera
Les résultats officiels du Conseil électoral provisoire apparaîtront ici au fur et à mesure de leur publication, chaque chiffre étant accompagné de la part du dépouillement sur laquelle il repose. Aucune projection n’est publiée sur cette page, et aucun vainqueur n’est désigné avant que le décompte ne l’ait établi.
Questions fréquentes
Quand ont lieu les prochaines élections en Haïti ?
Le premier tour est fixé au dimanche 13 décembre 2026, avec des résultats définitifs attendus le 7 mars 2027 et une investiture le 12 mars 2027. Le calendrier reste subordonné à la sécurité et a déjà glissé une fois, d’août à décembre 2026.
Pourquoi le scrutin d’août 2026 a-t-il été reporté ?
Le Conseil électoral provisoire a déplacé le premier tour du 30 août au 13 décembre 2026 par une décision du 24 juillet 2026, quelques jours après l’ouverture de l’inscription des électeurs, retardée au 30 juillet dans le département de l’Ouest en raison de l’insécurité.
Qu’élit-on le 13 décembre ?
La présidence, l’ensemble des sièges de la Chambre des députés et du Sénat, ainsi que les fonctions locales et municipales, le même jour. Cette page présente le scrutin présidentiel et le scrutin législatif dans deux onglets distincts.
Pourquoi Haïti n’a-t-il plus tenu d’élections depuis 2016 ?
Les législatives prévues en 2019 n’ont pas eu lieu ; le parlement a cessé de fonctionner en janvier 2020 et le président Jovenel Moïse a gouverné par décret jusqu’à son assassinat en juillet 2021. Sans législature pour confirmer un successeur, aucun mécanisme constitutionnel ne permettait de combler le vide.
Qui gouverne Haïti aujourd’hui ?
Un Conseil présidentiel de transition de neuf membres, installé en avril 2024 après une médiation de la CARICOM. Il exerce collectivement les pouvoirs présidentiels et nomme un premier ministre par intérim, avec pour mandat de rétablir la sécurité et les institutions démocratiques.
Y a-t-il aussi un référendum constitutionnel ?
Un référendum constitutionnel figure dans le mandat du Conseil présidentiel de transition et a été proposé parallèlement aux élections. La question de savoir s’il faut amender ou remplacer la Constitution de 1987 est l’un des débats centraux de la transition.
Les résultats seront-ils fiables ?
Cela dépend d’abord de la sécurité et de l’inscription des électeurs. Des groupes armés contrôlent de larges parties de Port-au-Prince, et une part importante du million de personnes déplacées doit pouvoir s’inscrire pour que le scrutin soit crédible. Les chiffres publiés ici proviendront du Conseil électoral provisoire, avec la part du dépouillement sur laquelle ils reposent.
Compiled and reviewed from official results by ElectioMap. See our data methodology.